dimanche 19 juillet 2009

Le fameux petit pas...

Dans quelques heures, ça fera 40 ans que Armstrong a mis le pied sur la lune en prononçant sa célèbre phrase.
Quarante ans! Ça fait un moment quand même! À part le symbole qu'en est-il resté? Quelques photos, le cliché de l'empreinte d'un pied, des images retravaillées, une mer de la tranquilité toujours aussi paisible, une mare lunaire témoignage d'un impact qui dût être assez costaud.

Peut-être que la plaque signée par le président Nixon est toujours -là. Quant au drapeau américain, il n'a pas résisté au décollage de l'Aigle. 
Le  commandant de ce fameux Aigle, le module lunaire d'apollo 11, Edwin Aldrin,  l'avait pourtant posé en douceur.

Or, le premier choc n'a pas été l'allunissage, mais bien le déroulement de l'échelle qui, allez savoir comment, était trop courte. On va sur la lune, on se pose  à peine à sept kilomètres du point prévu, mais on se gourre sur la longueur de l'échelle. Armstrong a donc sauté. 

Ses premiers mots ont donc probablement été quelque chose du genre: «What the fuck is that. I flew to the moon and now I have to jump; the lader is too short». 
Évidemment, ça n'aurait pas été très correct.

Je me suis toujours demandé d'ailleurs si la fameuse phrase, vous savez: «un petit pas pour l'homme...» était de lui  ou plutôt d'un spécialiste en relations publiques de la NASA qui a sombré dans l'oubli.

Il est arrivé des tas de trucs amusants pendant cette aventure. Bon, Neil Armstrong a été le premier à marcher sur la lune. D'accord. Il a parcouru, dit-on 250 mètres en deux heures trente environ.

Mais Aldrin, lui, l'a suivi. Aldrin. L'histoire veut que, lui,  ait été le premier à pisser là-haut. C'est pas rien, même dans une combinaison d'astronaute. Une petite pisse pour l'homme, mais une mer d'apaisement pour l'humanité. Il aurait pu dire ça, Aldrin.  




Et puis, ils sont remontés dans leur Aigle, avec des cailloux et des souvenirs dans les poches en espérant repartir peinards vers la terre. 

Au fait, dites-moi pourquoi on ne parle jamais du troisième mousquetaire, Michael Collins, le pilote du module de commande? Était-il une tache? Il a fait le voyage comme les autres après-tout, mais, non,  il n'a pas marché sur la lune comme Tintin, Neil et les autres. Il est un peu passé dans le beurre, Collins. Tout ça pour ça et c'est ça qui est ça, comme le chante l'artiste.

Les trucs amusants alors? Ah! Oui!

Il restait seulement 16 secondes de carburant  quand l'appareil s'est posé. Vrai. Le 21 juillet, une sonde soviétique Luna 15 s'est effouaré sur la surface lunaire après je ne sais combien de révolutions. Z'avaient l'habitude des révolutions, les Soviets.

Quoi encore? Au moment de repartir, Aldrin a cassé l'interrupteur permettant de démarrer l'appareil, heureusement qu'il avait un stylo pour enclencher le bouton poussoir. Vrai aussi.

Toujours est-il que, dans quelques heures, ça fera 40 ans que l'Homme a marché sur la Lune. Quarante ans que Neil Armstrong a sauté en bas de son échelle.

«Un petit pas pour l'homme, mais un grand pas pour l'humanité».

Et si, en bon humain, à quelques semaines du plus grand Pop festival de l'histoire, à moins d'un mois de Woodstock où 300 000 hippies flyaient, Neil Armstrong avait juste dit:

«Hey! man, it's fucking cool!» 
 

 

le goût...

Y avait longtemps qu'on n'avait pas fait les magasins en famille. Ce week-end, on a passé quelques heures à fouiner. Une petite robe ici  pour jeune fille, un chapeau-là pour jeune homme. Un pull peut-être? Non, pas un pull. Une cagoule alors?

 Et pour Principessa? Toujours un peu compliqué  Principessa? Pas pour rien qu'elle s'appelle Principessa? Des baskets? Oui, des bleus? Merde pas la bonne taille! Compliqué les princesses, Hein? Des Converse sans lacets, alors? Elle n'aime pas. Ceux à carreaux?

Et ç'a continué une bonne partie de l'après-midi. Jusqu'à ce que,  prenant une vendeuse à témoin, Principessa fasse remarquer:

-Ma fille dit que je n'ai pas de goût.

Ce à quoi Béatrice a répondu avec tact et diplomatie :

-Ben non, maman t'as du goût, t'es juste pas dans les bonnes années!


vendredi 17 juillet 2009

Visa...

Bizarre quand même cette histoire de visa réclamé par le gouvernement canadien pour les Mexicains et les ressortissants de la République Tchèque et tout particulièrement les Roms, les Romanichels, les gitans, les tziganes...appelez-les comme vous voulez.
Trop vite. Trop peu d'explications. 
L'intérêt dans toute cette histoire...
Dans le cas de la République Tchèque: La réponse de l'Union Européenne qui songe à exiger un visa à tous les Canadiens voyageant dans les pays d'Europe. On laisse planer une folle menace.




Dans le cas du Mexique: exiger des diplomates et des politiques canadiens un visa pour entrer chez eux, mais pas de visa pour les touristes.
En d'autres mots, dans un cas comme dans l'autre, la réponse à une décision aussi rapide que irréfléchie du Canada: l'ironie et le cynisme.
Quelle belle arme contre la bêtise!
Heureusement qu'on n'est pas le 1er avril...




mardi 14 juillet 2009

MÉNAGERIE, LA SUITE...

Si j'ai le moral? Bien sûr que j'ai le moral.

L'hiver s'est terminé en mai, l'été n'est jamais vraiment arrivé. Depuis juin, les jours où la température est passée au-dessus de 28 degrés se comptent sur le bout des doigts. En juillet il est tombé 87mm de pluie, le record est de 91mm et nous ne sommes qu'à mi-mois.

 En week-end, il a tellement plu qu'un tronçon de l'autouroute  s'est affaissé. La dernière fois que j'ai vu ça, c'était au Vénézuela près d'un bidon-ville juché à flanc de montagne. Ce matin quand j'ai quitté la maison à moto pour aller au boulot, le mercure était gelé à 5 degrés. Je vous rappelle au passage que cinq degrés  de moins et il neige. Aujourd'hui, le journal La Presse fait sa Une peu encourageante sur l'été de merde que nous vivons. Et on dit que ça ne «s'amieutera» pas au cours des prochains jours.

Si j'ai le moral?  Ça plane pour moi. J'ai dit pour moi.

Le chien Lupin, a les boules. Il est dehors, il flotte. Il rentre,  il dort. Il fait la moquette qui n'a rien de coquette devant la porte  en ayant l'air de se dire que ça va bien finir par passer. Quand il en marre, mais vraiment trop, il s'installe au salon, dans mon fauteuil,  un verre de scotch dans une patte et un cigare à la gueule. Ça lui donne une contenance. 

Pendant ce temps, Che, le perroquet, regarde la pluie tomber à travers la porte-fenêtre de la cuisine en répétant  ad nauseam «beau garçon, Che...beau garçon , Che...». Y a quelques variantes. Il appelle, par exemple, Lupin, désespérément. Lupin...Lupin...Et Lupin, lui,  ne répond pas, bien sûr. Pôvre Che, il s'ennuie de sa forêt équatoriale, de Fidel et de son rêve révolutionnaire. 
Tiens, en passant j'ai vu le film de Soderberg, hier, avec Benicio del Toro dans le rôle qu'aurait dû tenir mon perroquet. Ouf! J'adore le romantisme à la Guevara, mais honnêtement, j'ai trouvé l'exercice un peu laborieux. Et ce n'était que la première partie. Heureusement que mon Che à moi n'a rien vu tout celà sinon... Sinon, il se serait envolé pour la Bolivie, histoire d'y finir sa vie.

Y a aussi Pépino, dans son coin.  Pépino, c'est le cochon d'inde. Il aime bien Aznavour, Pépino. C'est l'artiste de la maison.
 Alors, il chante:
 «...Et moi dans mon coin, si je ne dis rien, je remarque toutes choses...et moi dans mon coin, je cache avec soin, cette angoisse qui m'étreint...»
Eh! oui!,c'est un angoissé comme bien des artistes, Pépino. Cela dit, quelqu'un peut-il me dire à quoi ça sert un cochon d'Inde. C'est vulnérable, inoffensif, ça couine de bonheur quand on lui offre une carotte, et ça chante.

Patof, lui, c'est le monstre, le lézard, le Jim Morrison de la maison. Attendez que je retrouve le nom. C'est ça, un Euromastic du Mali, une sorte de bête préhistorique qui, dit-on,  peut atteindre 60 cm. Godzilla, dans un aquarium qui se fait bronzer à la lampe chauffante toute la journée, qui dort sous une pierre, qui rampe dans le sable et qui bouffe de la salade et des criquets.  Ne me demandez surtout pas ce qu'il pense. Il m'ignore.  Quand l'envie lui prend de discuter, c'est  toujours avec Béatrice, jamais avec moi. Je crois qu'il ne m'aime pas.

Passons sur les poissons, restent les chats. Cléo et Bulle. En fait, au dire de la genèse: au commencement Dieu créa Cléo...
Bon, ça ne s'est pas tout à fait passé comme ça, mais plutôt ainsi. Principessa, un jour, est allé chercher je ne sais trop quoi à l'animalerie. Cléo, alors toute petite siamoise aux yeux d'un bleu à faire oublier la grisaille de l'hiver était là, seule, dans sa petite cage. Elle en est tombée amoureuse. Eh! oui! contre l'amour on ne peut rein faire. 
De retour à la maison,  Principessa et les enfants s'y sont mis. La vente sous pression a débuté: elle est belle, elle est petite, elle est mignonne, j'ai pas un animal à moi dans cette maison, et patati, et patata.
Alors vous croyez quoi? Que j'ai un coeur de pierre, Eh! bien non, vous saurez. Je suis donc allé chercher Cléo. Et on est devenu copain. Moi qui n'aimait pas particulièrement les chats, je me suis laissé séduire. Elle m'a adopté tout de suite et pris, je crois, pour sa mère. Elle me collait, me léchait, ronronnait, s'est mise à me suivre partout, à s'installer sur le coin de mon bureau pour me regarder écrire et enfin s'endormir, calmement, roulée en boule. Dans ces moments-là, je me dis  que le bonheur doit ressembler un peu à cela. 

Et puis, une nuit, récemment, une de ces fameuses nuits de déluge, elle est sortie de la maison. Elle a disparu. On avait beau l'appeler, la journée, le soir, le matin. Rien. Pas de réponse. Et les jours passèrent. Et toujours pas de Cléo. 
Principessa était bien triste. Elle pleurait, se réveillait la nuit, convaincue d'entendre sa chatte.  Elle ne parlait que d'elle. N'oubliez jamais: si contre l'amour on ne peut rien faire, sachez que plus l'amour est fort plus la rupture est cruelle.

Après un un plus d'une semaine, convaincu que la nature avait eu raison de Cléo à jamais,  pour éviter qu'elle ne sombre dans une profonde dépression, j'ai offert une autre petite siamoise à Principessa. Toute petite, jolie comme tout, un chaton qui en a dedans, qui court, qui ne maitrise pas encore très bien l'usage de ses griffes tant elle est petite, mais qui attaque Lupin de front à coup de pattes et de grognements. Bulle, c'est comme ça qu'elle s'appelle, se prend dans ces moments-là pour Bagheera, la panthère du Livre de la Jungle.

Bref, tout ça pour vous dire, qu'il y a quelques jours, je fus tiré violemment de mon sommeil  au milieu de la nuit. J'ai cru au drame, à l'incompréhensible, à l'inavouable tant le réveil avait été brutal. Et Principessa qui pleurait. Eh! oui!, encore! Et qui répétait:

- «Elle est revenue, elle est revenue»
-Qui ça?
-Cléo, elle est revenue.

Ben, croyez-le ou non, après avoir traîné je ne sais où, après avoir affronté les monstres de la nuit, après avoir souffert de la faim (j'imagine) et pourquoi pas aussi de la soif, après avoir erré comme Moïse  chassé d'Égypte, Cléo(pâtre) est revenue. Un peu sale, certes, et fatiguée.

Et nous v'là maintenant pogné avec deux chattes, deux siamoises, qui étrangement, s'aiment, se lèchent et se pourlèchent.

 Bulle croit avoir retrouvé sa maman. Mignon. Quant à Cléo, digne comme une reine du Nil, elle veille sur nos pyramides.

 

dimanche 12 juillet 2009

Ah! le sport!

Un ancien quart-arrière, Steve McNair, est assassiné de quatre balles par sa maitresse.

Un boxeur est tué, dit-on, par sa femme.

Dangereux le sport! À moins que ce ne soit l'amour?

UN LONG FLEUVE TRANQUILLE, OÙ ÇA?

Attendez: aux dernières nouvelles, la femme d'Arturo Gatti serait accusée du meurtre de son mari?

Ce bagarreur qui a affronté certains des plus grands pugilistes de la planète aurait succombé aux attaques d'une frêle jeune femme de 23 ans dont il était amoureux?

Qui c'est qui a dit que la vie est un long fleuve tranquille? Et la mort alors?


LE BOXEUR

C'est vrai qu'il était spectaculaire, explosif comme disent les analystes. Sa mort, elle, est sordide: assassiné dans un condo brésilien, victime de blessures à la tête, dit-on. 
Des boxeurs au destin tragique, y en a eu quelques uns. Arturo Gatti vient allonger la liste.

Je l'ai vu se battre à quelques reprises. Une fois au Centre Bell  contre Joe Hutchinson. J'ai aussi vu son combat contre de La Hoya, puis Mayweather, et Dorin. Le pauvre Leonard Dorin, je crois, qu'il n'évaluait pas la puissance de la  machine qu'il affrontait. Un seul coup aux côtes au second round et c'en était fait.

Il était petit, cabotin et sa casquette lui donnait des airs de gavroche italo-américains. À cette conférence, ce jour-là,  il portait un débardeur. C'était pour laisser voir ses muscles, bien sûr. Il n'avait que cela des muscles, qu'il bandait dans le ring et qui expliquaient sa fulgurante force de frappe. Il savait recevoir des coups, comme il savait en donner et dans un cas comme dans l'autre, les traits du beau gosse se déformaient.

Il était aussi le beau frère de Dave Hilton. Bon, inutile de rajouter la chose à son curriculum. Pas très reluisant en soi. On choisit ses amis, comme on dit, pas sa famille.