mardi 5 mai 2009

Ah! les Ritals!

Berlusconi et ses frasques. Sa charmante épouse Veronica et sa demande de divorce aussi spectaculaire que son mascara et  le rouge feu de ses lèvres botoxées. Les nymphettes à la télé.  Les animatrices de télévision trop sexy...
C'est l'Italie, ça aussi. Y a pas que le Colisée, le Ponte Vecchio et le Vatican...y a aussi la démesure humaine et la fascination pour l'ultra-grossier-glamourous. 

Distrayant, non?

J'ai toujours dit qu'on devait à l'Italie  le plus beau, mais aussi le plus laid: Le David, mais ausi les lampes dorées de St-Léonard.
 
Le président du Conseil Italien  qui bafoue sa femme aussi publiquement qu'allègrement, qui dresse une cour de starlettes sur la liste aux élections européennes, qui se pointe à l'anniversaire d'une jeune Napolitaine de 18 ans...

Imaginez deux secondes Stephen Harper!!! Hi! Hi! Hi!
En tout cas, ça le décoifferait. 

Et v'là que le Cavaliere, propriétaire de je-ne-sais combien de chaîne de télés, va pleurnicher à la RAI . Enfin, pleurnicher...Pas vraiment, il a surtout demandé à Veronica qui, elle,  exige le divorce de ce fanfaron politique dont la  fortune est évaluée à plus de 8 milliards d'Euros,  de s'excuser et de dire publiquement qu'elle est dans l'erreur...


Mais pourquoi la RAI, Caro Silvio? Pourquoi pas sur une des chaînes qui vous appartiennent?

Pourquoi? Parce que la RAI fait près de 45% de part de marché? 

Et dire que le Signore Berlusconi, il n'y a pas si longtemps, accusait  cette même RAI, le service public, d'être trop pessimiste....surtout en tant que crise.

Et voilà pour le pessimisme à l'Italienne... pour la crise à l'Italienne et pour le Divorce à l'Italienne.

P.S.:Il a de la chance le Cavaliere que Veronica ne soit pas Catherine de Médicis...encore que...



samedi 2 mai 2009

Qui es-tu?

Qui es-tu A. MacKenzie là bas sur ta réserve? Raconte-moi. La réserve? Le territoire, non?
Pour ceux qui essaient de suivre, A. (disons que c'est son nom au complet) a commenté mon dernier texte. Ce qu'il a écrit m'a intrigué...
'Stie qu'on est différent sur cette terre...

Pourquoi ce matin-là?

J'ai eu le malheur de vous avouer que je me mordais les doigts pour ne pas vous dire tout ce que j'ai envie de vous dire.
Pourquoi ça vous énerve tellement que je ne vous dise pas tout? Hein? Pourquoi? 
Comme me l'a fait savoir un lecteur, un jour je serai vieux et financièrement confortable, et ce jour-là, croit-il, je parlerai. Allons donc!
 
Va pour le vieux, même que je le suis déjà un peu, mais je ne serai jamais riche, jamais friqué. Ça je le sais. De toute façon, ni l'âge ni le fric  n'ont à voir avec la liberté, surtout pas celle de parole.

Tiens, je m'ennuie de Bourgault. Il n'a jamais eu de fric, lui, il est devenu vieux, mais ça ne l'a jamais empêché de dire librement ce qu'il pensait, surtout quand il pensait que ce qu'il pensait était socialement pertinent, plus qu'acceptable.

Je m'ennuie de mon ami, pas tous les jours, mais souvent. Pas de ses envolées oratoires ou littéraires, je m'ennuie de mon ami, c'est tout. De cet homme que j'ai connu si tard.

 On a tellement rigolé, tellement parlé, tellement dit de mal, mais aussi de bien dans le dos des autres, tellement refait le monde au bout de sa table de salle à manger, lui devant son verre de vin minable et moi, à la main, le scotch qu'il achetait au cas où je m'arrêterais. Douce attention, non? 

Une confidence? Et pourquoi pas?

 L'autre matin je me suis réveillé en pleurant. Des larmes bouillantes coulaient sur mes joues. Je pleurais sans raison. C'était un matin comme les autres sinon que ce matin-là, je me suis réveillé en pensant à lui. Et j'ai réalisé qu'il avait été le seul sur cette terre  à qui je disais tout, tout ce que j'avais sur le coeur, sans honte, sans gêne, sans cette castrante et irrépressible impression d'être jugé. 

Oh! N'allez pas croire, lui aussi parlait. Il n'y avait pas que moi, pas que mes joies à moi, pas que mes peines à moi. Mon ami ne faisait pas qu'écouter. Il lui est arrivé de m'engueuler, il nous est arrivé de NOUS engueuler,  il m'est arrivé de me faire remettre à ma place, et il lui est arrivé aussi de m'appeler en plein désespoir, en plein désarroi. Et il m'est arrivé d'accourir et de le trouver en larme et de le serrer  comme on serre dans ses bras un enfant démuni. Et il lui est arrivé de me consoler parce que j'étais largué. 

Une des choses que j'aimais chez lui, c'était l'heure. Il la donnait toujours juste, ne faisait jamais semblant, quitte à blesser, peu importe le moment. Or,  il y avait chez lui un côté du mur à l'ombre.

Je m'ennuie de nos niaiseries, de nos discussions qui portaient souvent sur le sexe, la beauté et la séduction; sur les garçons qu'il trouvait beaux; sur les filles que le printemps rendaient si belles à mes yeux;  sur le cul qu'il ne pratiquait plus; sur celui des femmes dont je ne me lassais pas;  sur les passions qui m'étouffaient et sur les siennes qu'il avait volontairement repoussées pour ne plus en souffrir.

Oui! Ce matin-là, en me réveillant, allez savoir pourquoi,  j'ai senti le vide; le vide qu'il a laissé. Pourquoi ce matin-là? Ça fait un bail pourtant qu'il est mort.
 Or, ce matin-là j'avais envie de lui parler, parler à mon ami, juste parler, juste être entendu plus qu'écouté... 

 

jeudi 30 avril 2009

Zut!

Zut, j'oubliais.
 ICI  n'est plus. La crise a le dos large. Est-ce dire que ICI n'étant plus, il faut regarder maintenant ailleurs?
Si vous saviez comme je me mords les doigts pour ne pas dire tout ce que j'ai envie de vous dire.

 Or, un jour la liberté, comme l'a si bien écrit Falardeau, ne sera plus seulement une marque de Yogourt.

Quand les cons restent cons...

Ben oui! Causons cinéma et, mieux encore, causons de deux films que je n'ai pas encore vus.

Ça s'appelle de la pub, en fait. Pas vraiment, mais un peu  de la pub. J'attends donc, non sans impatience, le premier volet de la  série «Millénium,: Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes. Le film prend l'affiche le 29 mai, semble-t-il. C'est pour bientôt.

Je sais, je sais la critique n'a pas été tendre, pas toute, en tout cas pas dans Marianne. M'en fous, je ne vais pas commencer à faire l'intéressant ni la fine bouche...moi, mon tout petit moi a pris son pied en dévorant cette histoire. Même que le tout petit moi est tombé un peu amoureux de Lisbeth Salander. Chut! Même que le tout petit moi aurait sans doute décroché l'hameçon qui m'arrachait la gueule si elle n'avait pas été au centre du récit.

Bon, va pour Millénium. L'autre truc, c'est vraiment de la pub, du genre de celle qu'on colle dans le metro, le metro  parisien en l'occurrence et aussi les abri-bus. C'était dans la Presse, sous la plume de Marc Thibodeau.

 Une histoire de dingue, d'affichage qu'on interdit, parce que sur cette affiche annonçant la sortie de «Coco Chanel», un film d'Anne Fontaine, on voit Audrey Tautou qui personnifie la grande dame de la mode, tenir une cigarette entre ses longs doigts.
Paraît que cette publicité, selon la firme Metrobus, est susceptible d'encourager la consommation de tabac.

Ça va pas, non? Ouf! Je croyais que ce genre de bêtise avait commencé à se diluer, que les ayatollahs de tout acabit avait compris qu'il fallait lâcher prise.  Faut croire que non et que les cons restent à jamais des cons.

On n'encourage personne à fumer dans ce cas-ci, on incite tout bonnement le public  à aller voir la vie de Coco à l'écran.

 Il se trouve que cette styliste, couturière, créatrice de parfum, égérie des d'un Parisqui cassait ses verres au son des violons tziganes, que cette amie des Cocteau, Picasso et Stravinsky dont, ne le dites surtout à personne, elle a financé Le sacre du printemps...

Il se trouve, dis-je, que cette géniale modiste qui a inventé le costume sport, le sac en bandoulière  et même les sandales à semelles de liège pour ne pas se brûler les pieds sur les plages du Lido...

Il se trouve, poursuis-je, que cette femme qui connut la pauvreté et la grande richesse, les hauts, mais aussi des bas, la guerre, l'avant-guerre et aussi l'après-guerre, cette créatrice insensée qui a d'abord  libéré les femmes et leurs corps de leur carcan pour vite les autoriser à  se couper les cheveux,  cette femme exceptionnelle qui a créé aussi l'uniforme préféré des femmes modernes à la Jackie...

Et bien, il se trouve que cette Coco Chanel-là fumait, bordel!

Alors, on fait quoi maintenant? On fait  comme on l'a fait pour Lucky Luke et on  lui glisse un fétu de paille entre les lèvres pour ne surtout pas choquer  tous les imbéciles de cette terre.



lundi 27 avril 2009

poussière tu redeviendras poussière...

Tout ça a assez mal commencé finalement. D'ailleurs, «commencé» est-il, dans ce cas-ci, le bon mot? Terminé serait plus adéquat.

Marie-Louise, 92 ans, n'a passé que quelques heures à l'hôpital. Troubles respiratoires. Un dernier spasme et pouf! Elle s'est éteinte.  Elle est morte.


Je l'aimais bien Marie-Louise. Elle avait été ma première belle-mère, ma seule vraie, d'ailleurs. Française jusqu'au bout des doigts, on ne pouvait l'être plus qu'elle sans s'appeler Eiffel.

Or, elle était née et avait grandi au Vénézuela. À l'époque des colonies, même si cette terre de contraste n'avait rien de gauloise. Or, c'était l'époque où la France, la FFFFrrrrrance avec plein de grands F et de petits r déployait son savoir et son pouvoir à travers le monde.


C'est à Caracas, la Capitale, qu'elle a connu son époux, Roland. Il était jeune, beau comme un acteur de cinéma. Français, lui-aussi, pied-noir, en fait, il arrivait directement du Maroc où son père, déjà, oeuvrait dans les ponts et chaussées. En bon fils, Roland a pris la relève. Et entre français, d'un bal à l'autre, d'une mondanité à l'autre, Marie-Louise et lui se sont rencontrés.


Ils se sont aimés, plus qu'à l'accoutumé, fondèrent une famille. Ils étaient à l'aise, presque riches, confortables diraient-on aujourd'hui.


À un moment de leur existence, famille exige, ils se sont mis à voyager entre la France et l'Amérique du Sud.


Juan-Santiago, l'aîné, comme il se doit dans ces milieux, a étudié en Suisse. Gai, et aîné! Son père qui avait pourtant le coeur gros comme une montagne n'en sût officiellement jamais rien. De toute façon pour cet homme à l'esprit libre dans le plus joli sens de l'expression, en dépit de l'époque qui fût la sienne, l'orientation sexuelle de son fils n'aurait jamais suffi a changer l'amour qu'il éprouvait pour lui.


La cadette, elle, Catherine était belle à faire tourner les têtes et à retourner les coeurs. Une crinière de lionne, un minois d'enfer et une dégaine. Elle avait en elle, quelques démons bien inoffensifs finalement; la séduction à l'état brut.


Puis vint la benjamine, la femme que j'ai aimée pendant des années, grâce à qui je suis devenu un homme (!) et que cruellement j'ai blessé comme un animal. Or, elle avait hérité du coeur démesurément grand de son papa. Et grâce à ce coeur, à sa bonté, à générosité, nous avons gardé contact au plus grand bonheur de notre fille.


Alors? Marie-Louise? Ah! oui! Marie-Louise. Or, avant de revenir à elle, sans vous raconter la vie de Roland, sachez qu'il est mort en 1986, à Cannes. Le coeur. Quand on meurt, c'est toujours le coeur. Il arrête. Peu importe de quoi on souffre, c'est toujours lui qui décide. Et quand il en a marre de battre, hop! c'est fini.


Il a rendu l'âme en avril. C'était vachement beau. C'est toujours beau le printemps sur la Côte d'Azur. Je me rappelle m'être dit, tiens, je voudrais partir et être enterré un jour comme celui-ci, un jour qui sent la vie et les fleurs. Un soleil déja chaud, un léger vent, pas un mistral, c'est trop froid le mistral. J'ai gardé un joli souvenir de sa mise en terre. Le cimetiere ressemblait a un jardin.


Après, eh! bien, la vie a suivi son cours. Marie-Louise, désormais veuve, partageait son temps entre Cannes, le Vénézuéla oû elle avait encore de la famille et Montréal où s'étaient installés, clopin-clopan,  ses trois enfants .


Le va-et-vient qui n'avait rien de ridicule a duré pendant des années. Jusqu'à ce qu'elle rende l'âme a son tour. J'allais écrire jusqu'à ce qu'elle leve les pattes à son tour, mais cela n'aurait pas été élégant, ni poli. Cela n'eut pas convenu à Marie-Louise. Elle  n'aurait guère aimé. Marie-Louise appréciait l'étiquette, les bonnes manières, la déférence. Marie-Louise, vous l'ai-je dit, était très Vieille France. Marie-Louise n'était pas une vieille dame indigne. Marie-Louise était la plus digne des vieilles dames.



Digne ou pas, elle est quand même  morte a 92 ans. Les funérailles eurent lieu à Outremont à deux pas de chez elle. Elle trônait là, dans une urne de verre violette, souvenir d'une enfance lointaine. Ses cendres y furent déposées et reposaient en paix aux yeux et au su de tous.


Au salon funéraire de l'avenue Laurier, il y a avait foule, comme il se devait. Du monde, beaucoup,  venu lui rendre un dernier hommage. Tous aimaient Marie-Louise, jeunes et vieux. Elle était de celles qui faisait l'unanimité. Des Marie-Louise, y en a jamais eu beaucoup.


Puis, après un moment de recueillement, le croque-mort qui aujourd'hui n'en est plus vraiment un, a invité les gens à le suivre à pied jusqu'a l'église située a deux enjambées. Or, il fallait quand même sortir de ce morbide lieu. Il prit donc le joli vase contenant les cendres de Marie-Louise dans ses mains et s'avança, bien décidé à ouvrir la marche.


Et c'est a ce moment précis que l'impossible se produisit. Allez savoir comment cet homme qui devait poser ce même geste des dizaines de fois par semaine, échappa Marie-Louise? Enfin, échappa l'urne... enfin, échappa ses cendres qui se répandirent sur le sol de marbre telles  de tout petits, petits lapillis.

Un Hon! percutant de surprise et d'étonnement se fit entendre et des sourires réprimés s'étouffaient.


Par miracle, le vase ne se brisa pas.  Seul le bouchon sauta.

Et voici ce qui restait de cette vieille dame si digne qui tenait tant a l'étiquette. 

Femme croyante parmi les croyantes, elle n'aurait jamais cru, j'en suis certain, coller de si près à sa bible sacrée: et poussière, Marie-Louise était redevenue poussière.


Un coup de balaie et plus rien n'y parut.

dimanche 26 avril 2009

Les diables

Petit, calcule: ils étaient 113 avec leur tête de mort au casque ailé scotché au dos de leur veste. Ils en ont arrêté 111 l'autre jour. Combien en reste-t-il?

-Deux m'sieur

-Bien mon petit

-Deux m'sieur, mais les flics disent qu'ils ont éradiqué le mal, qu'ils les ont presque rayé de la carte. Je veux bien, moi, m'sieur, mais c'est oublier que les Hells Angels sont une organisation internationale, qu'y en a partout, dans la plupart des États Américains, dans les provinces canadiennes, en Europe, beaucoup en Allemagne, en Suède, partout. Si l'internationale socialiste s'est révélée un échec, m'sieur, l'internationale motocycliste, elle, a compris y a longtemps le principe de la mondialisation,

-Comment tu sais ça, Petit?

-Parce que c'est un très gros, très très gros MC (motorcycle club) et le premier en plus....

* * * * *

J'sais pas très bien pourquoi, j'ai accroché sur les anges de l'enfer. Je ne suis pas un expert des motards criminels. J'suis pas Auger. J'y connais strictement rien, sinon ce que j'en ai appris dans les livres.

Avouez, vous aussi ça vous intrigue.

Quand, il y a quelques années, je suis revenu à la moto après des années à rouler à bille sur du papier comme le chantait l'autre, j'ai foncé à la librairie. On parlait beaucoup des Hells, du banditisme, mais je ne savais rien de leur naissance, de leur culture -parce qu'il y en a bien une-, rien de leur philosophie, de leur histoire, je ne pensais qu'à leurs motos que je trouvais vachement belles, alors j'ai acheté des tas de bouquins.

J'étais curieux de la même manière que j'avais été curieux des marins, des pirates, des Lafitte de toutes les mers et de tout acabit, des navigateurs solitaires, des longues routes, des Moitessier, ou des Tabarly.

Alors, pour me rapprocher de tous ces univers de vent, d'embruns ou ceux de bitume et de poussière, j'ai bouquiné.

Comment tout ça avait-il commencé? Rien à foutre du gangstérisme, je vous assure, ce que je voulais savoir, c'est le début, le pourquoi, le comment.

Et je suis tombé sur «Hell's Angel, la vie et l'histoire de Sonny Barger et du Hell's Angels Motorcycle Club». Et puis sur le bouquin de Yves Lavigne «Hell's Angels: le clan de la terreur». Et puis d'autres encore, comme «la route des Hells»: comment les motards ont bâti leur empire», etc.

Étonnant, cette partie de l'histoire de l'Amérique florissante de l'après-guerre, celle où croyait-on tout était permis et où on se permettait tout, qui a enfanté ces gangs qui rêvaient de liberté, de vent du large en refusant la paix des banlieues sans trottoirs. Pas étonnant que la Californie soit devenue leur nid.

On était en 1948, des années avant «The Wild One», Brando, Lee Marvin et la légende, mais ces anciens pilotes avaient déjà troqué leurs bombardiers pour des deux roues, en gardant toutefois leurs ailes à leur casque, leur tête de mort et leur nom: «Hell's Angels» qui fera histoire.

Rien à foutre du ganstérisme (bis), c'est pas de cela qu'il est question, c'est de l'équipée sauvage.

Barger, charismatique, pas gentil, cruel, méchant, était de ce 1% tatoué hors-la-loi. Il a fondé en 1958, le chapitre d'Oakland le premier à faire régner la terreur, à terroriser, à tuer.

Ces Hell's là n'étaient pas des hippies et n'avaient rien à foutre de la paix; l'amour, il le violait; la guerre, il la faisait. Quant à la drogue, ils la vendaient et s'en gavaient. Quant à l'alcool, ils s'y noyaient.

Barger, c'est à lui qu'on doit cette internationale du motard hors-la-loi et ce qu'elle est devenue. Et lui, de cavalcade en cavalcade, après cancer et trachéotomie, après biographies et récits, voilà qu'il fait des conférences et parcours le monde. Comme un type bien.

Et, il roule toujours, même dans Paris. Il y était en 2004 au salon du livre.


PS: Le bouquin de Sonny Barger est facile à trouver. Et si vous voulez voir sa gueule, louez «Hells Angels on wheels» de Richard Rush. Un très mauvais film qui date de 1967 et dans lequel Jack Nicholson devait avoir à peu près 12 ans... J'exagère à peine»